Histoire de la Sophrologie

Du grec sôs (harmonieux), phren (l’esprit) et logos (la science), la sophrologie est la science de l’esprit harmonieux.

Le mot « sophrologie »  fut créé en 1960 par le neuropsychiatre espagnol Alfonso Caycedo qui utilisait l’hypnose sur ses patients afin d’éviter les traitements psychiatriques tels que les électrochocs et les médicaments.
Il souhaitait une autre approche de la maladie mentale.

C’est à partir de 1967 que naît véritablement la sophrologie. Alfonso Caycedo a découvert et étudié d’autres méthodes qui viennent enrichir les bases hypnotiques de la sophrologie :

  • Méthode Coué (pensée positive)
  • Relaxation Progressive de Jacobson (relâchement des tensions musculaires)
  • Training autogène de Schultz (autorelaxation par la suggestion)
  • Phénoménologie (apprentissage du non jugement)
  • Yoga (stimulation de la respiration et relâchement musculaire)
  • Zen (pratique de la méditation)

La sophrologie se structure en 3 degrés d’exercices
que l’on appelle « relaxation dynamique » :

– le premier degré améliore la concentration et la perception de son corps ;

– le second degré renforce l’image de soi ;

– le troisième degré initie à la méditation.

Reconnue pour son efficacité par le corps médical dans le monde occidental, c’est en 1970 que la sophrologie va réunir plus de 1400 professionnels venant de 42 pays, lors du premier congrès mondial de la sophrologie à Barcelone, sur le thème « Sophrologie, médecine d’Orient et d’Occident ».

En 1974, la sophrologie commence à sortir du milieu médical et les premiers cours de groupe voient le jour à Paris.

En 1977, la sophrologie dite « sociale » fait son apparition ; la formation se démocratise et les sophrologues ne sont plus obligatoirement issus du monde médical.

A partir de 1980 la sophrologie « sociale » se développe de plus en plus, et conquiert d’autres domaines que la santé, notamment le domaine sportif dans lequel la sophrologie s’avère être très efficace pour la préparation mentale.

En 1985, Alfonso Caycedo présente le quatrième degré de sophrologie de sa méthode, qui introduit la notion de « valeurs existentielles et individuelles de l’individu ». Bien que cette notion suscite des polémiques, elle est finalement acceptée et pratiquée.

En 1988, Alfonso Caycedo s’installe en Andorre et continue de développer la sophrologie selon une optique philosophique. Il dépose la marque « sophrologie caycédienne » et crée huit degrés supplémentaires. Cette décision va segmenter la sophrologie en deux grands courants :

– la sophrologie caycédienne à objectif philosophique voir spirituel ;

– la sophrologie non-caycédienne à objectif thérapeutique (degrés 1 à 4).

La sophrologie continue de se développer et l’efficacité de ses techniques se vérifie dans des domaines totalement différents : la gestion du stress, la préparation mentale (à un examen, un accouchement), à l’accompagnement de traitements médicaux, à la gestion de phobies ou douleurs, améliorer sa concentration, etc.

La sophrologie est utilisée par des sophrologues, mais aussi par des médecins, des infirmières, des coachs, des enseignants.

C’est une technique qui peut être pratiquée n’importe où et par tous.